Le chat a longtemps été sacralisé : les Egyptiens l'ont divinisé sous les traits de la déesse protectrice Bastet, et le meurtre d'un chat était puni de mort. Il a été adoré à Rome comme au Japon, et n'a cessé de passionner l'imaginaire populaire.
Souvent utilisé pour ses talents de chasseur afin de protéger les récoltes des petits rongeurs, il a cependant souffert de nombreuses superstitions, surtout au Moyen-Age : le chat noir était associé aux sorcières et persécuté. Son extermination aggrava les épidémies de peste noire qui ravagea l'Occident.
C'est au XVIIIe siècle, dans les salons anglais, qu'il devient un véritable animal de compagnie, incarnant grâce et indépendance. A la cour de France, Louis XV se passionna pour cet animal élégant, son enthousiasme étant sans doute lié à l'introduction progressive des chats persans en Europe. La beauté du "prince des chats" attirait
la noblesse de Versailles.
Ami fidèle des écrivains, comme Colette, héros de cinéma, de "L'espion aux pattes de velours", produit par Walt Disney en 1965, à la femme-chat Catwoman, en 2004, de nombreux chats célèbres, réels ou fictifs, incarnent cette personnalité intelligente, froide et mystérieuse, souvent avec humour : Garfield de Jim Davis, ou encore Félix le chat, taquin et joueur.
Maintenant, le chat vit avec nous, dans les familles, il dort sur les lits. Il est soigné, chouchouté, ses repas sont équilibrés. Il partage notre confort, on s'inquiète quand il disparaît trop longtemps, on est dévasté quand il meurt. Il n'y a pas de doute,
En s'associant avec un chat, on ne fait que prendre le risque d'être plus riche. (Colette)
Sources : Wikipédia
Fiches Atlas, 1999